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Le Piémont relance les hostilités et essuie une défaite cuisante : la guerre n'a duré qu'une semaine et se solde par la défaite de Custozza. Le rêve d'une Italie unifiée sous le sceptre de la dynastie de Savoie s'éloigne. Charles-Albert abdique. Son fils, Victor-Emmanuel (II), lui succède. Le nouveau roi garantit que les libertés concédées en 1848 seront maintenues comme base du régime. Bientôt, le Piémont-Sardaigne est le seul régime libéral qui sort vainqueur du « Printemps des peuples ».
Du nom du ministre, ces lois visent à restreindre les privilèges juridiques du clergé. Ces lois sont très importantes : elles marquent l'orientation « anticléricale » du gouvernement piémontais et soulèvent en Savoie méfiance et protestations. La droite, appuyée par le clergé, dominante en Savoie, devient une force d'opposition.

Jouant un rôle important depuis 1850 (notamment comme ministre des Finances), Cavour accède aux fonctions de chef de gouvernement, qu'il ne quittera quasiment plus jusqu'en 1861. C'est un des grands hommes d'Etat du XIXe siècle européen. Sa politique suit avec obstination deux directions : la modernisation économique et l'unité italienne. Ces deux orientations sont deux sujets de mécontentement pour une grande partie de Savoyards qui estiment voir leurs intérêts sacrifiés au profit des intérêts du Piémont.
Représentant de la gauche, Rattazzi fait passer des lois vivement anticléricales (qui visent notamment les ordres et congrégations religieuses). Ces lois sont, plus encore que les précédentes (lois Siccardi, tentative d'instauration du mariage civil), fort mal reçues en Savoie.
En 1855, le Piémont a participé aux côtés de la France et du Royaume-Uni à la guerre de Crimée contre les prétentions méditerranéennes de la Russie. Le Piémont n'avait aucun intérêt dans cette guerre. Il s'agit d'une habile manœuvre de Cavour qui lui permet de nouer des alliances internationales et, à terme, d'espérer un appui des grandes puissances dans le processus de l'unité italienne contre l'Autriche. Le Piémont est représenté au congrès de Paris qui suit la guerre de Crimée. Cette victoire diplomatique le fait modestement entrer dans le concert des grandes nations.

Dirigée par un exilé sicilien, La Farina, cette société politique, appuyée discrètement par le gouvernement, prône l'indépendance et l'unité de l'Italie autour de la Maison de Savoie.
Incarnation de la modernité au XIXe siècle, le chemin de fer est également perçu comme un gage de prospérité. Il est aussi l'occasion de tisser des liens économiques (capitaux nécessaires) et politiques avec les puissances étrangères (la France, le Royaume-Uni). Un vaste débat est engagé : la question fondamentale est le rôle pivot que doit tenir la Savoie entre France et Piémont.